Lettre à mes Cons-frères

L’heure n’est point à la rigolade.

Beaucoup se prennent pour Tirésias et se bandent les yeux devant ce qui nous arrive, en croyant à un simple cycle. Mais la colère de Zeus se déchaîne bel et bien sur nos têtes et notre idiotie va nous tomber dessus telle une épée de Damoclès. Je ne parlerai pas de la cosmogonie de notre planète mais bien de son eschatologie. Alors que, nous autres, enfants de Mère Nature, embrasons ses terres comme des pyromanes, beaucoup restent immobiles face aux changements climatiques et à leurs répercussions herculéennes.

Nous, simples mortels, avons déclaré la guerre aux dieux de l’Olympe. Poséidon se défoule, crée des raz-de-marée qui engloutissent nos îles paradisiaques. Zeus passe sa colère, déclenche des ouragans ne laissant que cimetières de débris derrière eux. Quant à Héphaïstos, il met le feu à nos majestueuses forêts vertes. Ces catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et ce, à cause de nous. Nous sommes le poison qui se répand dans les artères de la Terre.

Nous pouvons changer le cours des choses. La tâche se révèle moins exigeante que les douze travaux d’Hercule. Alors qu’il se trouvait seul, nous ne le sommes pas et c’est ensemble que nous pourrons nettoyer les écuries d’Augias.

Noah, Repentigny, Québec

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